Sneaker Pimps: Sick [Clip]

Sneaker Pimps - Sick
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# Posté le vendredi 05 janvier 2007 13:43

Sneaker Pimps: Loretta Young Silks [Clip]

Sneaker Pimps - Loretta Young Silks
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# Posté le vendredi 05 janvier 2007 13:46

Sneaker Pimps TOUR [2001 -> 2003]

2003 > MAI
:: 17 mai :: Moscou, Sixteen Tons

2003 > AVRIL
:: 05 avr :: Brugge, Cactus Club
:: 04 avr :: Luxembourg, Den Atelier
:: 02 avr :: Aarau, K.I.F.F.
:: 01 avr :: Munich, Feierwerk

2003 > MARS
:: 28 mars :: Bratislava, Theatre Arena
:: 27 mars :: Prague, The Roxy
:: 26 mars :: Berlin, Maria Am Ufer
:: 25 mars :: Bielefeld, PC69

2002 > DECEMBRE
:: 14 dec :: USA, Orlando, The Social
:: 13 dec :: USA, Fort Lauderdale, Culture Room
:: 12 dec :: USA, Atlanta, Cotton Club
:: 10 dec :: USA, Hoboken, Maxwells
:: 09 dec :: USA, Washington, 9:30 Club
:: 07 dec :: USA, Brooklyn, Southpaw
:: 06 dec :: Canada, Quebec City, Kashmir Night Club
:: 05 dec :: Canada, Montreal, Cabaret Music Hall
:: 04 dec :: Canada, Toronto, Lee's Palace
:: 03 dec :: USA, Columbus, Music Factory
:: 02 dec :: USA, Detroit, Shelter
:: 01 dec :: USA, Chicago, Double Door

2002 > NOVEMBRE
:: 15 nov :: ROYAUME-UNI, Sheffield, Barfly
:: 12 nov :: ROYAUME-UNI, Londres, London's Marquee Club

2002 > OCTOBRE
:: 17 oct :: FRANCE, Paris, la Boule Noire

2002 > AOUT
:: 23 aout :: BELGIQUE, Pukkelpop Festival
:: 16 aout :: ALLEMAGNE, Bizarre Festival

2002 > JUILLET
:: 20 jul :: SLOVAQUIE, Pohoda Festival
:: 19 jul :: AUTRICHE, Weisen Jazz Festival

2002 > JUIN
:: 23 juin :: LUXEMBOURG, Terre Rouge, Luxembourg Festival
:: 14 juin :: AUTRICHE, Salzburg, Fm4 Festival
:: 13 juin :: AUTRICHE, Orpheum, Graz Festival
:: 08 juin :: TURQUIE, Istanbul Festival

2002 > MAI
:: 25 mai :: ESPAGNE, Madrid, Festimad
:: 15 mai :: PORTUGAL, Lisbonne, Coimbra Festival
:: 08 mai :: ROYAUME UNI, Norwich, Waterfront
:: 05 mai :: ROYAUME UNI, Bristol, Essential Festival
:: 04 mai :: ROYAUME UNI, Birmingham Academy
:: 03 mai :: ROYAUME UNI, Nottingham, Social
:: 01 mai :: ROYAUME UNI, Glasgow Cathouse

2002 > AVRIL
:: 30 avril :: ROYAUME UNI, Manchester University
:: 28 avril :: ROYAUME UNI, Portsmouth, Wedgewood Rooms
:: 27 avril :: ROYAUME UNI, Oxford, Zodiac
:: 10 avril :: ROYAUME UNI, Londres, London International Student House
:: 05 avril :: ALLEMAGNE, Berlin, Loft
:: 04 avril :: ALLEMAGNE, Munich, Metropolis
:: 03 avril :: ALLEMAGNE, Vienne, Flex
:: 02 avril :: REP. TCHEQUE, Prague, Roxy

2002 > JANVIER
:: 27 jan :: ALLEMAGNE, Koln, Cologne, 10e ann. INTRO mag
:: 26 jan :: ALLEMAGNE, Hambourg, 10e ann. INTRO mag

2001 > DECEMBRE
:: 15 dec :: ROYAUME UNI, Londres, Institute Of Contemporary Arts
:: 06 dec :: ALLEMAGNE, Berlin, Sage Club
:: 04 dec :: ALLEMAGNE, Cologne, Gebaude 9
:: 03 dec :: ALEMAGNE, Hambourg, Schachtof

2001 > AOUT
:: 18 aout :: SUISSE, Langental, Wuhrplatzfest
:: 17 aout :: SUISSE, Delmont, Montsoleil Festival
:: 16 aout :: ALLEMAGNE, Koln, Jaegermeister Sponsored Night
:: 05 aout :: ESPAGNE, Benicassim Festival
:: 02 aout :: PORTUGAL, Algarve, Sudoueste Festival

2001 > MAI
:: 06 mai :: PORTUGAL, Coimbra Festival

2001 > AVRIL
:: 28 avril :: NORVEGE, Bergen Music Festival
:: 17 avril :: FRANCE, Festival Du Printemps De Bourges
:: 15 avril :: LUXEMBOURG, Luxembourg, Den Atelier
:: 14 avril :: LUXEMBOURG, Luxembourg, Den Atelier
:: 13 avril :: BELGIQUE, Bruxelles, Rotunda/Botanique
:: 12 avril :: FRANCE, Lille, Zenith
:: 11 avril :: HOLLANDE, Amsterdam, Heineken Music Hall
:: 09 avril :: POLOGNE, Warsaw, Stodola
:: 07 avril :: REP. TCHEQUE, Prague, Sky Club Brumovka
:: 06 avril :: AUTRICHE, Vienna, Libro Music Hall
:: 05 avril :: SLOVENIE, Ljubljana
:: 04 avril :: CROATIE, Zagreb, Dom Sportova
:: 03 avril :: ITALIE, Podenone, Palasport
:: 01 avril :: ITALIE, Rome, Palacisalfa

2001 > MARS
:: 31 mars :: ITALIE, Perugia, Palaevangelista
:: 30 mars :: ITALIE, Naples, Teatro Tenda, Partenope
:: 28 mars :: FRANCE, Marseille, Dome
:: 27 mars :: ESPAGNE, Barcelone, Pabellon Valle Hebron
:: 25 mars :: PORTUGAL, Lisbonne, Colisseum
:: 24 mars :: ESPAGNE, Madrid, Revolver
:: 23 mars :: ESPAGNE, Bilbao, Pabellon La Casilla
:: 21 mars :: FRANCE, Paris, Zenith
:: 20 mars :: FRANCE, Paris, Zenith
:: 18 mars :: ALLEMAGNE, Dusseldorf, Phillipshalle
:: 17 mars :: ALLEMAGNE, Offenbach, Stadhalle
:: 16 mars :: ALLEMAGNE, Dresden, Schlachtof
:: 14 mars :: ROYAUME UNI, Macclestfield, Bar Cuba
:: 13 mars :: ROYAUME UNI, Northampton, Soundhouse


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# Posté le vendredi 05 janvier 2007 14:01

IAMX: Interview [Mai 2004]

IAMX: Interview [Mai 2004]
Quand Chris Corner ne porte ni sa casquette de chanteur des Sneaker Pimps, ni celle de producteur, il compose sous le nom de I Am X et sort un premier album solo, "Kiss + Swallow", résolument plus direct et plus dansant que les travaux précédents de son groupe. Entretien avec un homme décidément très occupé.

Quand et comment t'es venue l'idée de faire un album solo ?
C'était il y a un an environ. Nous avions commencé à composer pour le prochain album de Sneaker Pimps, et nous avions déjà une bonne dizaine de chansons. Mais petit à petit, les morceaux ont commencé à prendre une direction différente musicalement, et ça a provoqué quelques désaccords au sein du groupe. Personnellement, je les aimais beaucoup. Je les ai donc retravaillés, notamment au niveau des paroles, afin d'en faire quelque chose de plus personnel.

Combien de temps as-tu passé sur ce disque ?
Je dirais cinq mois, du début à la fin, de l'écriture à la production. L'album devait être prêt initialement pour la fin de l'année dernière, mais la phase "business" a pris plus de temps que prévu.

Est-ce que du coup, la sortie du prochain album de Sneaker Pimps est retardée d'une manière ou d'une autre ?
Pas vraiment, nous sommes assez prolifiques, tu sais. Écrire et composer n'est pas un problème pour nous, et à l'heure qu'il est, nous avons largement assez de morceaux pour sortir un nouvel album. Ce qui nous prend le plus de temps, ce sont les phases d'enregistrement et de production. Et en ce moment, chaque membre du groupe est assez occupé de son côté, l'album ne sortira donc pas tout de suite. On devrait se retrouver à la fin de l'année, pas avant.

Ce nom, I Am X, est clairement une référence au premier album de Sneaker Pimps. Pourquoi pas "Chris Corner" tout simplement ?
Tout simplement par ce que Chris Corner est un nom très ennuyeux (rires) ! Plus sérieusement, je voulais vraiment m'affranchir de cette espèce de famille, très sécurisante, que formait mon groupe. Ce nom me représente moi, qui m'émancipe du groupe, et qui devient ce "X", cette variable abstraite qui nous a tant obsédés à l'époque du premier album.

De quoi parle le morceau Kiss and Swallow ? Est-ce une chanson sur la femme idéale ?
Oui, c'est un peu ca (rires). Et c'est tout mon album qui parle de ça, d'amour et de sexe. Non pas que je sois totalement obsédé par ça, mais c'est quelque chose qui fait vraiment partie de ma vie et de ma façon d'être. Donc, oui, tu as raison, mon album parle un peu de la fille parfaite, mais d'une manière un peu dépressive, dans le sens où évidemment, ça n'est qu'un idéal qui n'existe pas.

C'est un morceau très dancefloor, et il y en a plusieurs autres très électro dans ton album. Est-ce ce qui n'a pas plu aux autres membres du groupe quand vous avez composé ces chansons ?
Oui, tout à fait, c'est ce côté dur que je voulais donner à Sneaker Pimps qui a été à l'origine de notre petit désaccord. J'aime vraiment beaucoup ce côté club et c'est la première fois que je peux l'exprimer et écrire de telles chansons.

As-tu des groupes modèles en électro ?
Euh, je ne sais pas vraiment quoi te dire, c'est une question à laquelle je réponds souvent très mal, donc je vais éviter de te citer tel ou tel groupe. Mais oui, j'aime la musique dansante et j'aime danser.

Sur quel genre de musique alors ?
Je dirais sur beaucoup de choses, du moment que le morceau possède ce petit côté spécial, unique, qui fait toute la différence. Tu sais, c'est très difficile de faire quelque chose de dansant et efficace, mais qui en même temps ait une âme et soit intéressant. C'est justement cela que je recherche dans la musique dansante, qu'elle date des années 70, 80 ou de maintenant. Il y bien quelques groupes que j'aime, mais très franchement, je déteste citer des groupes, et je ne le ferai pas !

As-tu spécialement travaillé ton chant pour cet album ?
Tout à fait ! Tu sais, quand je réécoute "Splinter" des Sneaker Pimps, le premier album où j'ai chanté, je ne me reconnais pas. À l'époque, ce n'était pas évident pour moi de trouver ma place dans un groupe où tout le monde joue très fort. Mais petit à petit, avec les tournées, j'ai progressé et j'ai appris à mieux exprimer ce que je veux.

Qui a fait les voix féminines qu'on peut entendre sur plusieurs morceaux de ton album ?
C'est Sue Denim, des Robots in Disguise.

Un groupe que tu as produit...
Oui, ce sont même des amies, je les connaissait bien avant Robots in Disguise. À l'époque, elles étaient dans un autre groupe de filles, qui s'est séparé. On travaille ensemble depuis. D'ailleurs on vient juste de terminer leur deuxième album, qui devrait sortir très prochainement.

Te considères-tu plutôt producteur ou artiste ?
C'est vrai que dernièrement, j'ai beaucoup travaillé en tant que producteur, que ce soit pour Robots in Disguise ou pour des groupes japonais comme Zwei. J'aime la liberté de création que je peux avoir dans ce travail : je peux expérimenter, et m'exprimer sans que ça risque de me suivre toute ma vie comme ça peut être le cas quand on est artiste. Mais je me sens artiste avant tout.

Qu'est devenu ton label, Splinter Recordings ?
Nous faisons une pause. Avoir un label prend énormément de temps et d'argent et même si nous avons sorti quelques disques qui ont bien marché, comme Robots in Disguise ou The Servant, ça ne nous a absolument rien rapporté. J'ai donc préféré me concentrer à nouveau sur la musique.

Et où en est le club que tu as ouvert à Londres ?
C'est en suspens également. C'était un club basé sur le concept du "home-taping" : l'idée tournait autour des cassettes audio, tu sais, cet objet complètement obsolète et démodé maintenant, mais qui a fait notre bonheur quand on était jeunes, avec toutes ces compilations qu'on a pu faire ou écouter. Dans ce club, on invitait des gens célèbres et on leur demandait de faire une compilation sur cassette et de venir la passer en soirée. Ça donnait un bon aperçu de l'histoire et des goûts de ces gens, c'était franchement pas mal. On a eu toutes sortes d'invités, des politiciens, des écrivains, des artistes, la liste est longue ! Mais ce club m'a aussi donné beaucoup de travail : ce n'était pas toujours facile de convaincre les gens de faire leur compilation et de venir, certains ont même pensé à une blague ! Et puis franchement, un des inconvénients, c'est que musicalement on a entendu pas mal de trucs très mauvais !

Comptes-tu faire d'autres albums sous le nom de I Am X ?
J'aimerais ! En solo, il n'y a plus ces désaccords qui peuvent exister dans un groupe, on avance plus vite et on peut s'exprimer beaucoup plus facilement. J'ai trouvé cette expérience vraiment intéressante, et j'aimerais continuer, oui.

Quels souvenirs gardes-tu des concerts que tu as faits avec Sneaker Pimps à Paris ?
Je me souviens avoir joué en première partie de Massive Attack à Bercy. C'était un des premiers concerts que je faisais en tant que chanteur, et j'étais vraiment très nerveux de jouer devant des milliers de gens. Mais j'en ai un bon souvenir. Tiens, je me souviens aussi que j'avais énormément bu ce soir-là ! On a aussi joué avec Placebo au Zénith. J'ai préféré ce concert d'ailleurs, je trouve que nos groupes allaient bien ensemble à l'époque.

D'ailleurs, vous avez fait pour un de leurs maxis un très bon remix de leur tube Every You Every Me...
Oui, c'est vrai. D'ailleurs, personne ne s'attendait à ce résultat.

Est-ce que tu prévois de faire remixer des morceaux de "Kiss + Swallow" ?
J'y ai pensé, oui. Au départ, je comptais remixer moi-même quelques-uns de mes morceaux, mais vu que je les ai écrits il y a pas mal de temps maintenant, je n'ai plus trop envie de retravailler dessus, et j'ai laissé tomber. Par contre, j'aimerais beaucoup les faire remixer par d'autres artistes.

Qui ?
Je ne sais pas encore ! J'aimerais quelque chose d'original, peut-être dancefloor ou complètement fou, ou lo-fi même. Il se peut que je sorte un single mais rien n'est décidé pour l'instant.

Qu'est-ce qui t'attend dans les mois qui viennent ?
Je dois retrouver dans quelques jours les autres membres de Sneaker Pimps pour travailler avec eux. Ensuite, je vais à Tokyo pour mon boulot de producteur, puis je ferai quelques dates cet été dans des festivals, et probablement une tournée à l'automne.

Et qu'est devenue ta célèbre coupe de cheveux ?
Ah, oui, j'ai tout changé. Moi et mes cheveux, ça a toujours été une grande histoire, je n'ai jamais vraiment su quoi en faire. La prochaine fois, peut-être que je me raserai la tête !

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# Posté le vendredi 05 janvier 2007 14:08

IAMX: Interview [2004]

IAMX: Interview
Au début des années 90, Londres enfantait les Sneaker Pimps, trio de trip-hop pénétrant, attendant sagement une reconnaissance manifeste d'un public encore épars. Trois albums plus tard, Chris Corner, le leader du groupe, décide de marquer une pause, de s'échapper du collectif sous le couvert d'IAMX. Le projet solo de Corner s'inscrit dans cette mouvance electro-pop qu'il affectionne tant. Une musique traversée d'ambiances et de tempos inhalés au plus profond des années 80. Et lorsque Mr Corner accepte de se livrer au jeu de l'interview, la psychanalyse n'est jamais loin. Histoires de refoulements et de défoulements garantis!


Pourquoi as-tu choisi de te lancer dans un projet solo? Est-ce le reflet d'un ras-le-bol de ta vie au sein des Sneaker Pimps?
Pas un ras-le-bol! Je ne cois pas que ce soit le terme approprié. Je pense qu'à un certain moment, j'ai eu envie de faire des choses plus personnelles, ancrées en moi. J'avais beaucoup de choses à dévoiler à propos de l'amour, de la mort ou du sexe. Le genre de choses que je ne pouvais exprimer librement au sein des Sneaker Pimps. J'ai donc décidé de faire un break, de m'échapper le temps d'un projet solo afin de mieux me comprendre.


Pour toi, quelle est la plus grande différence entre la vie en groupe et ton aventure sous le nom d'IAMX ?
Je pense que le projet solo te permet d'explorer profondément des facettes de ta personnalité. Chose que tu peux plus difficilement accomplir au sein d'un groupe. De plus, pour y vivre, tu dois consentir un nombre ahurissant de compromis. Certes, c'est une bonne chose dans la mesure où tu collabores avec d'autres personnes et tu peux facilement te confier, car ce sont tes amis. Mais une chose est certaine: tu ne peux pas exprimer ce que tu ressens au plus profond de toi-même.


Mais est-ce que les Sneaker Pimps existent encore?
Oui, bien sûr! Quand je me suis lancé dans IAMX, j'avais déjà écrit de nouvelles chansons pour le groupe. Mais elles ne correspondaient pas tout à fait à son univers. Nous voulions changer d'orientation. En même temps, nous ne savions pas réellement dans quelle voie nous diriger. Nous avons donc choisi de faire le point, de réfléchir à ce nouvel album des Sneaker Pimps. Je pense que d'ici Noël, nous l'aurons d'ailleurs achevé.


Ton projet solo s'intitule IAMX. Pourquoi ne pas avoir simplement repris ton nom ou quelque chose comme "Chris Corner solo Project?"
Parce que Chris Corner, ce serait chiant! Je pense que IAMX reste une chose beaucoup plus amusante pour moi. C'est un peu comme mon alter ego. C'est une part de moi que je ne peux pas vraiment exprimer dans ma vie quotidienne. Donc, ce n'est pas vraiment Chris Corner. C'est le diable qui se cache au fond de moi!


Que signifie IAMX?
Ce n'est pas vraiment un nom. Il s'agit d'une sorte de symbole qui reste ouvert à l'interprétation... Pour moi, je sais ce qu'il représente, mais pour les autres personnes, c'est variable... Les gens peuvent vraiment en penser ce qu'ils veulent.


Ton album s'intitule "Kiss and Swallow" (soit "embrasse et avale"). C'est aussi le nom du premier single issu de ton disque. Quelle est la signification de ce titre?
(rires!) Il n'y a pas vraiment de signification là derrière! C'est un titre qui donne bien, quelque chose de viscéral et un peu provocateur, je pense. Mais ce n'est certainement pas quelque chose d'évident!


Ressens-tu le besoin d'être provocant?
Je n'ai pas besoin de l'être. Mais peut-être le suis-je ! (rires). Peut-être est-ce une part de ma nature cachée.


Penses-tu être capable d'apaiser cette personnalité?
Peut-être dès le prochain album. En fait, la question est un peu particulière ; car à la maison, je suis quelqu'un de très posé, de très calme. Par contre sur scène, je suis très différent.


Quand on écoute tes chansons, il convient de reconnaître que tes paroles ne respirent pas l'optimisme. C'est même assez glauque. Quel sentiment souhaites-tu faire passer à travers ta musique?
Je pense que le mot glauque n'est pas adapté! Je n'essaie pas d'être glauque ou déprimant. Au contraire, j'essaie d'évoquer les meilleurs aspects de l'amour et du sexe. Je pense que le sentiment général qui peut se dégager de ma musique reste avant tout une impression de confusion. Ce n'est pas supposé être une musique dépressive! Il n'y a aucune intention de ma part de prendre une semblable direction.


Dans la vie, tu n'es donc pas quelqu'un de pessimiste?
(petite réflexion...) Parfois ! Mais ça dépend. Disons que je suis... comment dire? Disons lunatique! (rires)


Certaines de tes chansons abordent des histoires sadomasochistes. Es-tu attiré par ces pratiques sexuelles?
(rires) Pourquoi pas? Je n'ai jamais pratiqué. D'un point de vue psychologique, il s'agit d'un sujet très intéressant à aborder. Très large et finalement très peu exploité. Quelque chose de très puissant qui se produit entre deux personnes. Cependant, je ne suis pas quelqu'un de violent ou attiré par les chaînes! Comme je le disais, je n'ai jamais pratiqué...


Certain?
Absolument certain !


D'une manière générale, tes chansons parlent d'amour, de sexe, de mort et de souffrance. Considères-tu que ces thèmes entretiennent une quelconque relation entre eux?
Que ces thèmes puissent être liés entre eux? Toutes ces matières entretiennent nécessairement des relations étroites entre elles. Je pense que le cerveau humain emprunte des voies très étranges. Mais au final, toutes les idées qui s'y retrouvent sont connectées entre elles. Pour moi toutes ces choses sont inextricablement liées. Est-ce un hasard si on alimente des rêves érotiques lorsqu'on rencontre une jolie fille? Le rêve continue et puis brusquement, il s'arrête. Il ne reste que la mort! C'est l'histoire de la vie. Pas seulement la mienne mais celle de tout un chacun!


Tes performances scéniques sont de plus en plus réputées, de plus en plus folles. Qu'est-ce que les gens peuvent s'attendre à découvrir en venant te voir sur scène?
Par rapport à la scène, IAMX est très différent des Sneaker Pimps. Il n'y a pas de batteur, pas de groupe à proprement parler. Pour moi, c'est davantage une performance du c½ur. J'exploite tous les personnages qui se trouvent enfouis au plus profond de moi-même! Je transporte des amis, d'autres artistes, des comédiens, des personnes étranges. ("C'est toi qui es le plus étrange" lui crie alors sa mystérieuse accompagnatrice).


Pas étrange alors ?
Etrange n'est pas le bon mot. Je pense qu'il est beaucoup plus intéressant pour le public de visualiser différents personnages plutôt que de voir des gens qui jouent vraiment bien !


Tes concerts correspondent-ils davantage à une forme d'événements artistiques?
Exactement! C'est vraiment ce que j'essaie de créer ! Mais les concerts sont différents d'un soir à l'autre. Tout dépend de ce qui se passe pendant la soirée. De ce point de vue, les choses restent totalement imprévisibles!


Mais le fait de se produire en solo, de ne pas dépendre des Sneaker Pimps te permet sans doute de pousser le spectacle plus loin, d'être plus excentrique, non?
C'est vrai que je peux en rajouter sans que le reste du groupe ne commence à me critiquer. Il est déjà arrivé qu'on vienne me trouver à la fin d'un concert des Sneaker Pimps pour me dire que ma performance ne collait pas à notre musique. Chez IAMX, tout vient de moi. Dès lors, il est bien plus facile d'exprimer les émotions qui se cachent derrière les paroles de mes chansons. Je me sens complètement libre, réellement expressif et honnête. C'est mon expérience...

Source

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 14:20